La lavande

la lavande

Sauriez-vous distinguer les deux espèces cultivées en Provence : la lavande et le lavandin ?

La lavande vraie ou fine est la plus noble des lavandes pour la qualité de son huile essentielle. Elle se caractérise par une longue branche ne présentant qu’un seul épi de fleur, et pousse sous forme de buissons qui peuvent atteindre un mètre de hauteur. Elle est répandue entre 500 et 1500 mètres d’altitude, sur les versants ensoleillés des montagnes de Provence.

Le lavandin est un hybride de lavande vraie et de lavande aspic. Il se développe facilement en milieu naturel mais on le trouve essentiellement en culture. Sa branche ramifiée à trois épis de fleurs le rend plus volumineux que la lavande fine. On utilise la lavande dans les parfums et dans les produits ménagers comme le savon ou les détergents. En aromathérapie, elle fait merveille tant ses propriétés sont étendues. Elle calme des insomnies, des maux de tête, des plaies et des coups de soleil et des piqûres d’insectes. Quand vous aurez découvert ses nombreux bienfaits, nul doute que vous en aurez toujours chez vous !

Mais ce n’est qu’au Moyen Age que l’on voit apparaître le terme « lavande », selon le verbe latin ‘lavare’ qui signifie laver. Son utilisation était liée à la lutte contre les maladies infectieuses : le parfum est associé à l’aspect thérapeutique, car on a longtemps cru que les mauvaises odeurs propageaient les maladies. A cette époque, on trouvait la lavande dans les jardins de monastères où, associée à d’autres plantes aromatiques, elle était utilisée à but médicinal. Quant à la cueillette de la lavande, elle apparaît dès le XIVe siècle dans des textes relatifs à l’herboristerie.

La ville de Grasse va avoir un rôle décisif dans l’histoire de la lavande.

Depuis longtemps, Grasse est un centre important de traitement des cuirs. Au XVIIIe siècle apparaît une nouvelle mode, les cuirs parfumés qui vont donner naissance à une nouvelle corporation: les maîtres-parfumeurs.

La cueillette de la lavande est une activité complémentaire réservée aux petits paysans, aux femmes et aux enfants. La cueillette de la lavande va donc devenir un frein à l’exode rural qu’ont connu beaucoup de territoires ruraux similaires. Le développement des villes et de la consommation de parfums vont accroître la demande des parfumeurs en lavande.

Entre 1925 et 1930, la technique de bouturage s’impose pour le lavandin, avec des sélections pour la recherche des plants offrant un meilleur rendement en essence et une meilleure résistance et adaptation aux terrains. C’est également à cette période que l’on concentre les efforts sur la mécanisation et la modernisation de la culture. Elle demeure irremplaçable dans les deux domaines prestigieux de son histoire : la parfumerie de luxe et la sphère médicale avec le développement de la phytothérapie et de l’aromathérapie.  Dans la gastronomie provençale, la lavande est présente dans les terrines ou dans des marinades de chèvres frais. Question petites douceurs, la lavande est présente en sirop et le miel de lavande(IGP) est incontournable.

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